Biographie

Peggy Bouchet“Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, mais parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles” Sénèque.

De cette citation de Sénèque qui la définit si bien, Peggy en fait sa profession de foi.

Très tôt elle s’intéresse à l’aventure au travers de rencontres, de voyages, de documentaires, et de lectures. Bien qu’originaire de la montagne, elle se découvre à 20 ans une passion pour l’univers maritime.

Son parcours de formation universitaire façonne sa jeunesse enthousiaste : DUT droit et gestion, Maîtrise en logistique et management maritime à l’université de Plymouth (GB), ville où elle s’adonne à la voile et où s’affirme sa passion pour l’océan.

Un an plus tard en 1995, elle finalise son cursus par un Mastère management à Brest. Jamais réalisé par une femme, l’idée de traverser l’Atlantique à la rame en solitaire germe dans son esprit. Elle en rêve et son projet prend forme.

En 1996, nommée ingénieur financier export au sein d’Alcatel à Paris, elle revient chaque week-end à Brest. En parallèle, elle recherche inlassablement des sponsors, effectue des stages météo, étudie les meilleurs choix de bateau, de route, de chantier, d’équipe (électronicien, routeur météo, médecin…).

Fin décembre 1997, après avoir investi ses économies dans l’achat de son bateau, à force de persévérance, un sponsor lui fait confiance pour cette première mondiale. En janvier 1998, elle démissionne de son poste de Responsable Logistique chez 3M et crée sa propre société destinée à la gestion et l’organisation de son aventure.

Le 10 mars 1998, à 24 ans le rêve devient réalité après deux ans de préparation acharnée. C’est enfin le départ des Canaries, direction les Antilles. Après 5500 km, seule sur l’océan durant 79 jours en ramant plus de 10 heures par jour, elle approche enfin de son but mais la mer se démonte, le rêve se transforme en cauchemar. Peggy fait naufrage la veille de son arrivée à 110 km de la Guadeloupe, 9 heures durant, en survie, elle reste agrippée à son bateau qui s’enfonce inexorablement, elle est sauvée in extremis.

Peggy ne s’avoue pas vaincue, elle reste la pionnière en ayant démontré qu’une femme pouvait réaliser un tel exploit. Elle se jure de recommencer et de finaliser sa traversée. Un an plus tard, plus déterminée que jamais, le 18 novembre 1999, elle repart du Cap Vert. Son expérience lui a permis d’optimiser sa préparation avec une nouvelle équipe (logistique, assistance, communication…) avec pour seul objectif qui sera un combat quotidien : ” franchir sa ligne d’arrivée “. A la gestion des risques connus : solitude, santé, problèmes techniques, météo… s’ajoutent la peur d’un nouvel échec, le doute, la douleur… Plus de 4400 km et 800 000 coups d’avirons plus tard, Peggy Bouchet arrive victorieuse en Martinique le 5 janvier 2000 avec l’indescriptible fierté d’avoir réussi, d’être allée au-delà d’elle-même en gardant en mémoire la magie de la mer et la beauté d’une victoire.

Elle a été fidèle à sa devise : « Oser toujours, céder parfois, renoncer jamais… »

Après cet exploit, Peggy gère ses sociétés,anime de nombreuses conférences en France et en Europe, et participe à des émissions de télévision où sa liberté de ton, sa simplicité et sa force de caractère séduisent des publics très différents. Très impliquée auprès des jeunes, elle travaille en partenariat avec des grandes écoles dans le cadre de ses aventures et du goût d’entreprendre. Elle a été la Présidente du Jury européen « Envie d’Agir » et est membre de la commission ministérielle « Image des Jeunes », présidée par le Ministre de la Jeunesse et des Sports. C’est toute cette expérience  maritime et de relations avec les médias, ministères, grandes entreprises, confortée par l’obtention de sa licence de pilote d’avion privé, qu’elle apportera à ses nouvelles aventures.

A ce jour, conférencière reconnue, porteuse dans ses interventions médiatiques des valeurs telles que l’audace, le courage, la capacité à rebondir, l’enthousiasme, la volonté de vaincre, sa passion pour la Mer, elle s’investit également dans de nouveaux projets maritimes pour la valorisation des énergies renouvelables en y associant les technologies du futur au service du développement durable.

Lauréate de nombreux prix

Peggy fait partie de la famille des aventuriers, reconnue par ses pairs, elle dispose d’un palmarès qui s’étoffe au fil des exploits :

  • « Aventurière de l’année » par la Guilde Européenne du Raid.
  • « Le Premier Prix du Sénat » pour l”exploit sportif de l’année.
  • « Femme en Or 2001 » dans la catégorie Sport/Aventure, trophée récompensant les 7 femmes les plus méritantes de l’année; cérémonie diffusée le 30 décembre 2000 sur France 2 (lauréates dans d’autres catégories : Nathalie Baye, Laurence Ferrari, Véronique Colucci, Muriel Robin).
  • « La Toison d’Or de l’Aventure » lors du célèbre Festival International du Film d’Aventure à Dijon.
  • « La Borne de l’Aventure de l’IGN » le grand jury national des journalistes, navigateurs et alpinistes de renom lui décernent cérémonie transmise en direct sur France 3, véritable César de l’Aventure, ce prix ayant été attribué précédemment à Florence Arthaud, Christine Janin…
  • « Le Premier Prix de la bourse d’Aventure de la Ville de Paris » par la Ville de Paris
  • « Prix des Neiges » par les Départements de Savoie et Haute-Savoie, distinction qui honore la personnalité qui a contribué au rayonnement des Savoie (dans la lignée de, Franck Ribou, Roger Frison Roche, Pierre Balmain, Georges Salomon, René Carron ou encore de Maurice Opinel).